Notre poison quotidien est le dernier documentaire de Marie-Monique Robin, qui avait déjà officié contre l’industrie chimique avec son documentaire Le Monde selon Monsanto (ça vous dit peut-être quelque chose).

Notre poison quotidien documentaire

Diffusé hier soir sur Arte à 20 h 45, je me suis dit pourquoi pas ? Le même jour sortait son livre du même nom. Ca fait très marketing à mon goût, mais bon bref, il ne faut pas partir avec des a priori, hein ?

Pour autant, cet article reflète uniquement ma vision personnelle de la chose, avec les bons et mauvais côtés. Je ne vous demande pas du tout d’adhérer à ce que je dis, mais plutôt d’y réagir dans les commentaires, surtout si vous avez regardé le documentaire. Vous en avez pensé quoi ?

Je vous le dis tout de suite, j’ai quand même essayé de garder mon esprit critique quant à ce documentaire polémico-scientifique (oui j’invente des mots, on s’enflamme). Je suis scientifique et j’aime que, quand on s’attache à la science, on reste objectif ou tout du moins le plus possible. Bon, ça part mal, le documentaire est à la première personne (j’adore toujours autant les recherches sur Google pour trouver la vérité…). Je m’attends donc à non pas avoir à faire à un « vrai » documentaire, mais plutôt à un playdoyer. Mais je reste ouverte !

Ben oui, le concept n’est pas si mauvais à la base : on part de témoignages poignants d’agriculteurs qui ont développé des maladies (cancers, Parkinson,…) qui pourraient être imputées à l’exposition aux pesticides qu’ils utilisent tous les jours. Etudier comment est fixée la DJA (Dose Journalière Autorisée) pour les aliments du quotidien, aller voir la FDA et l’OMS. C’est assez logique. Utiliser deux cas concrets pour lesquels l’acceptation des produits par la FDA semble contestée : aspartame, bisphénol A.

Ensuite, il semble que Marie-Monique ait donné ses solutions pour diminuer au maximum notre exposition aux pesticides et produits chimiques dans notre alimentation. Et bien, ces solutions, je ne les ai pas vues. J’avoue tout, j’ai lâché l’affaire comme on dit… Autant j’avais bien aimé le documentaire Le monde selon Monsanto, autant là, ça m’a semblé lourd. La partie sur l’aspartame m’a parue traîner en longueur, avec toujours les mêmes arguments lancinants en arrière-plan. En fait, j’ai éteint ma télé juste après le bisphénol A, j’en pouvais plus… Non pas que j’allais arrêter de manger vu ce qui était dit dans Notre poison quotidien, mais à cause du traitement du sujet. A vrai dire, ce qui m’a vraiment dérangé, c’est la manière de toujours renier (et non pas réfuter avec des arguments réels) ce que les scientifiques qui n’étaient pas de son avis avaient à dire. Et surtout, un ton alarmiste du début à la fin (et même dès l’introduction du documentaire par le présentateur d’ARTE, pour bien te mettre dans l’ambiance !). Je suis sûre que si vous le regardez jusqu’au bout, vous vous laissez ensuite mourir de faim pour ne plus rien ingérer de « malsain »…

Souris de laboratoire

De ce que j’ai vu, il y avait un point polémique dont le traitement par Marie-Monique Robin m’a beaucoup gêné : la fixation de la DJA et sa fiabilité. Pour les études toxicologiques, les scientifiques utilisent des souris et déterminent 2 doses : la dose léthale (on cherche en fait la dose minimale qui tuera la moitié des souris, c’est la DL50 (50 comme 50%)). Ensuite, on diminue cette dose progressivement pour trouver la DJA, qui doit être la dose journalière qu’on peut ingérer jusqu’à la fin de sa vie sans avoir de problème.

Hors, cette étude est faite pour un produit chimique. Si c’est un pesticide, on peut le retrouver sur différents fruits et légumes. Il faut donc utiliser la DJA en prenant en compte le régime alimentaire de chacun. Difficile à prendre en compte, vous ne trouvez pas ? C’est pourquoi en science, que ce soit pour les études toxicologiques ou toute autre sorte d’étude qui fait intervenir des inconnues, on introduit ce qu’on appelle un facteur de sécurité. Dans le cas de la DJA, il inclut la différence entre souris et humain et la différence entre chaque être humain (différence de sensibilité).

Je ne parlerai même pas de la citation de Paracelse, enfin si je ne peux pas passer à côté de ça :

Rien n’est poison, tout est poison. Seule la dose fait le poison.

J’ai toujours beaucoup aimé cette citation car elle reflète véritablement l’ambivalence à laquelle on est confronté quand on développe, par exemple, des médicaments, n’en déplaise à Marie-Monique Robin. J’utiliserai un seul exemple concret, l’arsenic (si vous en voulez d’autres, suffit de me demander !). Au XVIIème siècle, on l’utilisait comme poison et on l’appelait même « poudre de succession » (on se demande pourquoi). Mais au début du XXème siècle, on a découvert un médicament à base d’Arsenic capable de traiter la syphilis. Et oui, la dose fait bien le poison !

Le facteur de sécurité ne « rassurera » jamais Marie-Monique Robin. Rassurer, faire peur, alarmer,… oui c’est bien le sentiment que donne ce film. Un documentaire alarmiste, tout simplement. Ce que les gens oublient souvent, c’est que les résultats scientifiques pourront toujours être contestés. Que ce soit dans le protocole scientifique, dans l’interprétation des résultats, tout est sujet à discussion et ces résultats peuvent être remis en cause avec de nouvelles découvertes. Et ça, c’est très difficilement acceptable par l’opinion publique. Le risque 0 n’existe pas, on essaie certes de s’en approcher, mais on ne l’atteindra jamais (c’est aussi d’actualité tout ça).

Bref, pour ceux qui n’ont pas regardé ce documentaire hier soir, je ne sais vraiment pas si vous avez raté quelque chose parce qu’on a déjà beaucoup parlé de l’aspartame et du bisphénol A. Tout ce que je vous conseille, c’est de tout de même garder un peu d’esprit critique face à des « documentaires » de ce type.

Manger bio serait-elle la solution ultime pour éviter tous ces problèmes liés aux pesticides et autres produits chimiques ? Je ne le sais pas. Je suis une adepte du fait maison, parce que je contrôle les aliments que j’utilise dans ma cuisine. De là à passer au bio, ce n’est pas pour moi. Bio, déjà ça veut dire quoi ? Bio français, bio étranger ? On voit bien que le bio est devenu pour certaines marques un business très rentable. Quand on voit ce qui est considéré comme « bio » dans d’autres pays et qui arrivent sur nos étals, est-ce vraiment comparable au « bio » comme on l’entend en France ?

Et si tout le monde devait et voulait manger bio ? Vous pensez vraiment que tout le monde peut et pourrait se payer du bio ? Je n’ai rien contre cette idée du tout bio, c’est beau, ça fait rêver mais on n’est pas dans le monde des bisounours. Par contre, je suis contre le tout-manichéen. Je trouve juste qu’il est facile, même très facile de dire, en gros : l’industrie chimique est méchante, le bio c’est le gentil.un peu de recul et d’esprit critique n’est pas mauvais.

A quand le prochain documentaire de Marie Monique Robin pour vérifier si tout ce qu’on appelle bio est vraiment bio et si ces appellations sont fiables ?

Bon sinon, dans le même sujet, vous pouvez regarder le film de Jean-Paul Jaud, Nos enfants nous accuserons, tourné dans ma région !

Aussi, si j’étais méchante, je vous parlerais des nanoparticules dans les crèmes dont on ne connaît pas encore la toxicité réelle, mais ça ferait peut-être moins vendre ?… Ok je sors.

65 COMMENTAIRES

  1. Très bon article qui résume à peu de chose près mon sentiment… Sauf que j’ai carrément boycotté ce documentaire !! A ce que je lis, je n’ai peut-être pas raté grand chose…..
    Lili
    ps : au fait merci pour la tuyau du logiciel photo…

  2. Je suis bien d’accord avec toi.
    Ce documentaire trainait vraiment en longueur et j’ai trouvé aussi qu’il y avait du parti pris et peu d’informations vraiment scientifiques. Je conçois que pour le commun des téléspectateurs, ce sont des informations qui sont peut-être complexes, mais la vulgarisation est toujours possible si l’on veut être objectif.
    Quand au bio, quand il s’agit d’un fruit ou d’un légume qui a parcouru des milliers de kilomètres, ça me fait toujours bien rire. Il est sans doute possible de passer tous à une agriculture raisonnée, sans pour autant souhaiter un tout bio. certaines avancées de la chimie ont quand même permis d’éviter les famines et autres maladies virulentes. J’avais aussi lu une étude il y a quelques années, qui comparait des jus de pomme bio et sur 10 marques, deux présentaient des taux microbiens dangereux pour la santé.
    Je dis donc oui au local, oui au fait maison, oui aux produits de saison et oui au raisonné !
    Ce sont des avancées accessibles pour la plupart d’entre nous, notamment d’un point de vue financier, qui feront beaucoup pour notre santé et notre planète :)

    • Je crois qu’on fait souvent l’amalgame un peu trop rapide du bio avec le local. Je suis comme toi, le bio qui vient de loin, c’est de l’écologie à deux sous…
      Et comme tu le dis si bien, on oublie souvent un peu vite les avancées de la chimie et son intérêt dans notre quotidien. Il faut juste être nuancé et arrêter de jouer au bien contre le mal.

  3. Je te rejoins sur cette question des nanoparticules dont on ne connais encore pas les effets dévastateurs!!! Quant au Bio… Personnellement, je ne m’alarme pas concernant la nourriture, probablement à tort mais ce qui est certain, c’est que je préfère les tomates du jardin de mes parents à celles du supermarché!!!

    • Oui, pour les nanoparticules, c’est encore la même chose. Ce sont toujours les effets à long terme qui sont inconnus, et les études sur les animaux ne donnent jamais les mêmes résultats. Bref, ça pourrait aussi faire l’objet d’un autre documentaire (bientôt je vais me faire payer pour mes superbes idées lol !).

  4. Je l’ai enregistré, donc je ne pourrais le voir que dans 2 semaines (pas d’enregistrement chez moi, mais chez papa-maman)
    Mais je suis assez d’accord avec toi pour ce qui est de la citation ^^ (et combien de fois on a entendu parler de personne qui s’injecte ou absorbe chaque jour une petite dose de poison, histoire de ne pas y rester le jour où on voudra les empoisonner haha)
    J’avais dû voir une partie de « Nos enfants nous accuserons » (où la bande-annonce, je ne sais plus), et c’est sûr que ça fait réflechir. Mais dans une société où il faut vendre, qu’importe les conséquences, c’est bien dur de trouver de réelles solutions et non pas de simples alternatives (pour ce qui est des crèmes, je remercie le home-made, comme Estellecalim ^^)

    • Cette citation rappelle aussi l’homéopathie (je connaissais pas ton histoire de poison à petite dose :P).
      Tu as tout à fait raison pour le reste :). Personnellement, niveau crème, je suis une très mauvaise cliente (pareil pour le maquillage et autres petites choses du genre 😛 !).

  5. Je suis plutôt d’accord avec toi et avec Estellaclim.
    J’essaie de privilégier le « fait maison » sans devenir complètement psychosée de la nourriture non plus … J’achète le plus possible de produits locaux (là aussi il faut faire la différence sur les marchés entre les stands des primeurs et ceux des producteurs). En ce qui concerne les adeptes du bio qui ne jurent que par « ce respect de l’environnement et de l’humain » et qui sont fiers de te présenter une mangue qui vient de Mathusalem, ça me fait beaucoup rire …

    • Tu as raison de parler des stands Primeurs vs Producteurs sur les marchés… On peut vite et facilement se faire berner ! Et je crois qu’on est tous d’accord sur le sujet du bio venant de loin :P.

  6. J’adore ta façon d’aborder le sujet. Je suis comme toi, je reproche souvent aux documentaires de manquer d’objectivité et de chercher à créer la peur sans apporter de réel solution. Je note ta citation, elle est super et résume bien les choses.
    Bonne journée!

    • Merci Karine :). Cette citation est totalement vraie, contrairement à ce décide Marie-Monique Robin. Elle n’apporte aucune réalité scientifique sur le fait que ce n’est pas la quantité qui pose problème. Franchement, si elle avait raison, je crois qu’on serait déjà tous morts…

  7. Je voulais regarder ce documentaire hier soir mais la télé n’était pas libre (foot oblige). Merci donc de ce compte rendu très bien écrit et de son approche scientifique des choses. Je regarderai peut etre ce doc pour me faire mon propre avis…ou pas…

  8. C’est pour les mêmes raisons que j’ai zappé. Je me suis même demandé si la peur ne faisait pas vendre encore plus (oui c’est mal). Si je suis d’accord avec plusieurs points avec MM RObin, il y en a plein d’autres où je ne suis pas OK. Elle défend par moment des idées plus politiques que santé (c’est mon point de vue, ouch). Bref; il y a des choses à prendre et d’autres à laisser pour moi.

    • Les émotions sont les seules choses qui font vendre. Convaincre par la raison a toujours été plus difficile que d’essayer de faire peur, et là j’ai vraiment pas appréciée la tournure du reportage et son côté pseudoscientifique (en tant que scientifique, on est tellement attaché à ce que les choses soient argumentées que là je n’ai eu d’autre choix que d’éteindre la télé !). Dommage !

  9. Je vois que je ne suis pas la seule a avoir abandonné en cours de route! J’ai voulu regarder mais ca m’a vite ennuyé. Le sujet était intéressant mais mal mené je trouve! Ennuyant donc et au final peu de vrai infos. J’ai fini sur Xfactor, voyez le niveau :-)))

    • Ca me rassure aussi de voir que je n’ai pas été la seule à être désabusée :P. Ca serait marrant de voir les courbes des audiences, Xfactor a dû récupérer plein de monde (bon c’est Arte quand même).

  10. J’ai eu le même sentiment. J’ai regardé le début et ça m’a gonflé ….J’ai regardé autre chose malgré que le sujet m’intéresse beaucoup. Ce reportage a loupé sa cible !!!!

  11. J´ai aussi abandonné hier soir le reportage d´Arte, de l´autre côté du Rhin! Je suis entièrement d´accord, même si l´entreprise où je travaille vend des produits bio :-) La législation en Allemagne autorise des taux de pesticides qui je trouve sont encore relativement élevés pour du bio. Nous expliquons souvent à nos clients qu´un taux zéro est de toute facon impossible, mais les gens sont parfois naifs! Il faudrait vivre dans une bulle, ne plus prendre l´avion, la voiture etc.

    • C’est super d’avoir ton avis Cécile ! Comme quoi, c’est bien ce que je pensais, les gens ne savent pas vraiment ce que représente le bio et surtout qu’ils peuvent contenir des pesticides, même en plus faible quantité (et là, comment fait Marie-Monique Robin pour prôner le bio s’il faut éradiquer tous les pesticides ???).
      Je pense qu’en général, on a trop tendance à voir les choses de manière tranchées et manichéennes, comme quoi il faut vraiment vivre dans la nuance et garder son esprit critique !

  12. Ce qui m’a choqué, moi, c’est juste qu’on se pose la question de « acceptable », alors que sur le principe justement c’est du poison. J’ai du mal à comprendre que tout le monde sache que ça puisse rendre malade, mais on essaie de trouver la dose où ce serait acceptable… sans pour autant parler de dose homéopathique où justement, cela serait sans danger pour l’homme.. mais sans doute moins utile à l’agriculture intensive. Ce qui me révolte, c’est que cette agriculture intensive qui nécessite toutes ces substances rendent malades les agriculteurs, et la moitié de la production est jetée, faute de rentrer dans les normes de grosseurs, par exemple.
    C’est là, pour moi, la vraie question. Parce que je ne crois pas que de produire sans poison soit si peu rentable. En tout cas, mon petit agriculteur bio a l’air de très bien s’en sortir, et ses légumes sont non seulement beaux, mais surtout très bons. et il n’a pas l’air d’être malade.

    Après, concernant l’aspartame, ça ne fait que confirmer ce que l’on savait déjà: l’intérêt des industriel n’a aucun rapport avec l’intérêt des consommateurs. c’était effectivement long pour en arriver à cette conclusion.

    Néanmoins, j’ai suivi, jusqu’au bout. et en en discutant à midi avec des collègues, on en est arrivé à la conclusion que ce reportage était très orienté. Monsanto aussi, mais c’était plus discret, plus efficace. Là, je n’ai pas pu empêcher mon esprit critique d’être éveillée.

    Ce que je me pose comme question, c’est à qui celà profite: entre ARTE, M6 et autres, on est bombardé de programmes pro environnement, pro bio, à la façon de X files, genre complot. Mais pkoi? qu’est ce qu’il y a derrière tout ca?

    • Comme je l’explique dans mon article, ce n’est pas parce qu’une molécule est mauvaise à forte dose qu’elle l’est à TOUTE dose. C’est une nuance qui est très importante et qui est niée par la réalisatrice.

      Acceptable, c’est pour dire que la dose ne pose pas de problème. C’est comme quand on dit de ne pas manger trop gras, trop salé, trop sucré. Si le sel est mauvais à haute dose (hypertension, etc…), alors faut-il ne plus en manger du tout ??? Je ne crois pas non. Ok on parle de pesticides, mais c’est le même principe.

      Le problème de la nourriture jetée est encore totalement différent et c’est une question plutôt politique et sociale. C’est impressionnant de voir le gâchis qui est fait au Japon, dans les épiceries qui sont OBLIGEES de jeter à cause des dates de péremption qui sont très mal gérées. Mais comme je le dis, c’est un tout autre problème.

      Pour l’aspartame, c’était long, redondant, surtout lorsqu’on savait déjà ce qui allait en ressortir selon elle. Etant donné comme elle n’était en aucun cas objective depuis le début du documentaire, il semblait impossible qu’elle change de tactique en cours de route.

      Concernant les profits de ce genre de documentaire alarmiste et très peu scientifique (malgré tous les chiffres qui ont pu être égrenés), il y a son livre qui est sorti le même jour, il y a aussi le DVD. Ce type de reportages est de plus en plus fréquent, j’ai l’impression qu’il n’y a que le sensationnel qui fait vendre. Alors oui, on joue sur la peur, on oriente comme ça plus facilement les gens et leurs pensées. Le bio et l’écolo est une « tendance », une « mode » pour les médias et les marques qui se doivent de surfer dessus. Après, c’est aux consommateurs de déceler le vrai du faux, comme le bio venant de loin…

      Tout ce que je dis, c’est qu’il faut être critique, ne pas gober tout ce qu’on dit et ne pas céder à la peur qu’on essaie d’exploiter. S’informer oui, se laisser orienter, non !

  13. et je dirais même plus : ce n’est pas au vieux singe qu’on apprend à faire la grimace!
    et après les « bobo », les « biobio » !
    un esprit critique et bon sens…tel est ma devise!
    😉
    ++

  14. Et si on faisait un peu de tout ? en fait j’applique cela à ma famille la variété des aliments et de leur provenance…poissons, légumes, secs, frais, yaourts, supermarché, marché, potager, primeur etc…Un peu de tout…tout en respectant les saisons…

  15. Je partage assez ce qui est exprimé dans ce billet, et aussi ce qu’écrit Anne en commentaire « Elle défend par moment des idées plus politiques que santé ».
    J’ai aussi regardé le documentaire et été déçue voire en colère, je l’ai du reste écrit sur mon blog.
    De là à jeter les adeptes du bio et l’agriculture bio avec l’eau du bain (à moins qu’ils ne constituent le bébé lui-même?!), il y a un pas que je ne franchirai certainement pas. Je ne crois pas être bobo (mais sait-on jamais qui on est vraiment…!) ou suivre une tendance, je ne suis pas une intégriste ou une fanatique du bio (ou de quoi que ce soit d’autre), et pourtant, quand je peux (et je peux, selon moi, quand le produit bio offre de vrais atouts santé et nutrition, pas quand c’est un produit industrialisé aussi peu recommandables que son voisin dont il ne diffère que parce qu’il y a un label AB, dont on sait qu’il est limité, ou quand c’est un produit hors-saison dans mon coin et/ou qui a fait des kms insensés pour venir à ma porte), eh bien, j’achète bio.
    Et si je pouvais, je ne consommerai QUE bio certifié Demeter, parce que l’agriculture en biodynamie c’est quand même le nec plus ultra pour nous et pour notre terre, dont la santé est une condition première de la nôtre…
    Alors la variété, oui, mais cela ne suffit plus aujourd’hui. Le fanatisme non, mais se préoccuper de ce qui a été fait subir à/pulvérisé sur/injecté dans etc. ce qu’on a envie de consommer et ce dans quoi on le consomme, je crois qu’on ne peut pas passer à côté et qu’on ne peut pas se contenter de labels flous comme AB ou Label rouge ou de juste savoir que la production est locale. Qu’on le veuille ou non, c’est plus complexe de se nourrir bien aujourd’hui et il est important de se renseigner sur toute la filière de production. Donc d’en revenir à des relations réelles et de confiance avec de petits ou moyens commerçants qui savent nous informer et nous permettre de faire des choix, par exemple…

    • Merci pour ton commentaire très pertinent ! Je suis allée lire ton article et oui, je suis tout à fait d’accord avec toi. Je ne suis largement pas contre le bio, loin de là, mais je reste réaliste quant aux différents « bios » et comme tu dis labels totalement flous. Fanatisme, c’est un peu l’idée que j’ai ressorti de son documentaire, vraiment j’ai eu l’impression que c’est elle qui voulait nous mettre des oeillères et non pas les enlever ! Certes, savoir c’est pouvoir, mais le savoir n’est pas l’endoctrinement et la manipulation des faits. Et comme tu le précises dans ton article, l’utilisation de données erronées et anciennes (par exemple elle parle d’un rapport de l’OMS avec 200 000 morts, ce rapport date de 1990. L’OMS n’a jamais édité de nouveau rapport depuis cette date ???). Bref, comme tu le dis, c’était quelquefois plutôt politique que tout autre chose, et ça, je n’aime pas quand on parle de « savoir ».
      En tout cas, merci encore d’avoir pris le temps de me donner ton avis sur la question :).

  16. Bon, j’ai tout lu vite fait. Pas le temps de te laisser un roman (dommage 😉 ).
    Je dirais juste que, moi, je veux maîtriser autant que possible le contenu de mon assiette. Donc, je recours au bio ou à des petits producteurs de confiance pour mes produits de base, et je fais quasiment tout maison. Après, il m’arrive aussi de manger des trucs pas très politiquement correct, je tiens à garder une vie sociale quand même.
    Je pars juste d’une équation simple : moins le produit est arrosé de substances diverses, moins il est transformé et plus je comprends la liste des ingrédients, meilleure il est.
    C’est juste une question de bon sens, comme manger varié, local et de saison, pas besoin d’être sorti de St Cyr pour en comprendre l’intérêt. Après, pour le local, je m’autorise quelques exceptions sinon adieu thé, chocolat ou encore lait de coco. Mais c’est clair que tu ne me verras jamais acheter des pommes bio venues du Canada, faut pas déconner.

    • Je crois qu’on est tous d’accord sur le fait de privilégier des aliments qui comportent le moins d’additif possible. Ce que je regrette, c’est la façon dont ce documentaire essaie de faire peur, et quelquefois en manipulant les choses et en ne disant pas tout. Dire que les scientifiques sont tous corrompus, faut pas pousser non plus !
      J’adore les documentaires, surtout ceux qui concernent la nourriture et qui sont scientifiques, mais ce film n’a rien d’un documentaire pour moi.

      • 100% d’accord…
        Ajoutons à cela que les critiques, fondées, que l’on peut émettre sur ce docu sont autant de perches tendues à ceux qui prétendent que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et qu’on ne craint rien du tout et tout et tout…

  17. Merci pour le lien FLo, je ne l’avais pas vu. Le mot que je cherchais l’autre jour était militantisme, mieux que politique, c’est tout à fait cela que j’ai ressenti !
    100% d’accord avec vous deux :)

      • J’avoue, je n’ai pas été super attentive pendant le film (je dois être moins multitâches que je ne le croyais 😉 ), ou alors c’est ma sagesse infinie qui fait que j’ai éludé le coté big brother – complot sioniste – on va tous mourir (rayez la mention inutile) pour retenir seulement que je suis ‘achement contente de mon choix de vie et que je suis aussi ‘achement contente qu’on en parle enfin on the tv (voix d’évangile en france).
        Appelez-moi, Blanche-Neige 😉

  18. ce n’est que mon avis (perso marché bio et légumes moins chez que les autres…et bien meilleurs..) mais consommer dans la mesure du possible des produits bio si tout le monde s’y met peut déjà réduire les ogm et les pesticides entre autre…je pense notamment a certaines farines dans lesquelles on ajoute du plastique (pas très comestible..)
    je te rejoins sur le fait maison mais je fais aussi attention a ce que j’achète… que ce soit au niveau des compositions ou de l’emballage (le moins d’emballage possible s’est ce qu’il y a de mieux)…car malgré tout même si s’est fait maison on peut se retrouver avec des truc pas net!
    mais après tout ca ne présente que le côté alimentation… chez moi gel douche, déo, shampoing bio car je fais des allergies a tous les autres et allergies au point d’en avoir des brûlures au second degré là ou la peau est la plus fine :( idem pour la crème solaire (j’utilise que pour la plage mais faut savoir que les protection uv de beaucoup de crèmes empêchent la faune maritime de vivre car ces anti uv flottent a la surface de l’eau et donc filtre les uv!)..
    et j’en passe il y a les choses qui nous empoisonnent ok mais il ne faut pas oublier celles qui empoisonne aussi notre environnement!

    • au passage je n’ai pas vu car ce genre de docu me saoul au possible s’est ultra synthétique et toujours la même chose genre s’est pas bien mais ils donnent pas de solution donc au final rien ne change et la pompe a fric continue de fonctionner ><

      • Si si, elle donne la solution miracle : que du bio et interdiction pure et simple des pesticides… Non, sincèrement, c’est un plaidoyer sans aucune solution « viable » ou tout du moins une procédure d’adaptation qui pourrait être réfléchie. Je n’ai rien vu de très réfléchi et nouveau dans ce documentaire (d’ailleurs je n’aime pas utiliser le mot documentaire pour ce film, il en perd tout son sens !).

    • Pour les crèmes de bronzage, je te rejoins tout à fait. Elles sont souvent composées d’oxydes, comme l’oxyde de titane et, une fois dans l’environnement, ce n’est pas très bon. Moi qui suis blanche et qui évite le soleil le plus possible, je peux dire que je respecte très bien l’environnement (et j’en profite pour éviter d’augmenter mon risque de cancer de la peau pour juste avoir un teint hâlé ou surtout des coups de soleil dans mon cas).

      Niveau alimentation, j’ai la chance d’avoir un magasin de gros, qui est donc dédié aux professionnels de la restauration. Ca nous permet d’acheter des paquets exempts du surplus d’emballage habituel : par exemple, la farine vient d’un moulin du coin, les sacs font 25 kg, c’est nickel pour nous qui faisons notre propre pain. J’avais même une fois surpris le boulanger du coin en train de décharger les mêmes sacs ;).

      Je ne sais pas si ce type de magasin existe en France, mais je trouve leur utilité vraiment bonne. Les produits sont souvent locaux et moins chers que les enseignes de supermarché. Acheter un morceau de viande d’un kg du coin et ensuite faire soi-même ses tranches et le congeler, c’est quand même plus sympa que d’acheter de la viande dont on ne sait rien.

      • la viande je prends chez le boucher ou au marché s’est pour nous aussi cher que le supermarché sauf que s’est pas la même qualité hors de question que j’achète en grande surface de la viande surtout avec tous les soucis qu’il y a eu ici!
        les « grossistes alimentaires » ca existe en france mais seul les entreprises et associations ont le droit d’acheter il faut une carte d’adhérent ce qui est bien dommage car comme tu dis il y a moins d’emballage chez eux!
        et les légumes je mange que ceux de saison et ceux d’été quand j’ai pris le temps d’aller au jardin et mettre les réserves au congélateur… ca fait du bien de manger des haricots verts l’hiver ou des framboises et des pêches (j’en ai les congel gavé on a ramassé près de 30kg de pêches sauvages et mon homme n’aime pas les pêches en revanche moi je m’en fait des ventrées!)
        avec ma mère on a notre fournisseur de patates (une de ses élèves en fait régulièrement dans son jardin et en récolte beaucoup trop alors elle nous donne un sac par mois et ma soeur et moi on se sert dedans)
        je rêve d’avoir un jardin pour faire mon potager en attendant mon balcon accueil des tomates cerises jusqu’en octobre voir novembre, des fraises, des salades, du basilic, du thym et de la melisse citron et on va chercher l’été chez beau papa des grosses tomates, des cornichons, des betteraves comme on se donne des truc pour pas mettre de produits (merci le copain botaniste!) et des amis nous donnent des framboises et des fraises l’été en échange d’aide pour l’entretient de leur potager qui est relativement grand! on ne roule pas sur l’or (monsieur est au chomage et moi encore « étudiante ») mais on trouve les truc pour manger comme il faut sans trop de merdes ^^ idem pour les chats: croquettes francaise de très bonne qualité d’une petite SARL toute récente conditionné en seaux donc nickel!

        • Oui, ça serait bien que les particuliers aient eux aussi accès aux magasins de gros, je pense que ça ferait beaucoup plus marcher l’économie locale. Et puis pour tout le reste, tu gères super bien et tu as de bonnes relations ;). Moi aussi j’aimerais bien avoir mon petit potager ^^ !

  19. Je n’ai pas vu ce documentaire – j’avoue que je pensais que ça ne m’apprendrait pas énormément de choses, vu que j’ai lu sur le sujet déjà. 😉 Mais le sujet me touche donc je ne peux pas m’empêcher de réagir.

    C’est sûr qu’il y a un marketing du bio qui se développe et certaines positions franchement contradictoires – pour reprendre l’exemple du produit bio importé… quoique, moi, j’en achète, des produits bio importés, parce que mes miss adorent les bananes et que je préfère les prendre bio en me disant qu’au moins, ceux qui les ont cultivées ont moins été en contact avec des pesticides. J’espère juste qu’elles viennent par bateau et pas par avion…
    Pour autant, il ne faut pas faire de manichéisme effectivement, ni dans un sens ni dans l’autre ; j’ai l’impression que ce documentaire fait plus de tort que de bien à la cause qu’il veut défendre…

    J’ai du mal à synthétiser ce que je pense, mais pour essayer, je dirais qu’il y a deux points que j’aimerais souligner sur ce sujet-là.

    D’abord, j’ai revu il y a quelques années « Le Dictateur » de Chaplin et j’ai été très frappée par l’actualité de son discours de fin, sur le monde qui ne va pas parce que chacun cherche son profit. Je crois que cette recherche du profit, les « bio-marketing » et les « agriculture intensive » l’ont en commun… J’ai peur que l’agriculture raisonnée soit une manière de dire qu’on ne fait rien… je l’ai déjà entendu utiliser comme un argument marketing aussi… Il doit quand même y avoir une autre voie que tout ça…

    Ensuite, depuis bientôt deux ans, je vis à la campagne et j’ai la chance de pouvoir acheter mes fruits, légumes, viande, etc dans un magasin de producteur bio (ou en conversion) local. Cela m’a fait réalisé combien mon rapport à la nourriture était « abstrait » quand je vivais en région parisienne ; là-bas, pour acheter de saison, il fallait que je me pose la question en faisant mes courses, que j’essaie de deviner la provenance des produits… Ici, quand ce n’est pas la saison des tomates, il n’y en a pas; On voit arriver les premières tout content et les dernières (pas terribles, il faut bien le dire), sont en libre service dans un cageot en novembre. Le reste de l’année, on cuisine au coulis de tomate (je sais pas cuisiner sans tomate, moi !).
    Les dernières semaines d’hiver, c’est un peu triste le choix… Je me souviens d’un agriculteur m’expliquant l’an dernier que l’hiver avait été long, qu’il y aurait tout le temps des carottes mais que pour le reste, le mois d’avril risquait d’être dur… On a été bien contents de voir arriver les premiers légumes de printemps (et ça n’a pas duré si longtemps, ça va).
    Bref, c’est un autre rapport à la nourriture, je trouve, quelque chose que devait avoir la génération de nos grands-parents et qu’on a perdu. Manger bio et local, ce n’est pas qu’une question de payer plus ou moins cher, c’est aussi ne pas avoir tout, tout le temps… mais c’est aussi avoir des légumes super frais et avoir l’occasion de cuisiner des topinambours pour le nouvel an. 😉
    Pour sortir de l’abstrait sur le sujet, je pense que c’est important aussi de penser aux agriculteurs, pouvoir soutenir ceux qui ne pensent pas qu’à l’argent justement et essaient de développer autre chose, qui sont des passionnés aussi. Je me souviens aussi d’une émission de radio où une chercheuse dénonçait les conditions de l’élevage intensif en insistant sur la souffrance des éleveurs amenés à travailler dans ces conditions-là… On en parle peu, de l’agriculture, finalement…

    J’ai conscience que je vis un peu dans la petite maison dans la prairie. Mes filles sont allés deux fois visiter la ferme qui produit le lait et les yaourts que nous achetons et elles me demandent qui fabrique le lait en brique du supermarché avec beaucoup de naturel ! :)
    Mais j’espère que de tels circuits se développeront, c’est un vrai enrichissement pour tout le monde (et j’ose pas dire combien on paie les fruits et légumes parce que passer de Paris aux prix des producteurs… on se sent nettement plus riche du coup !).

    • Merci beaucoup de ton témoignage annette, et tout ce que tu dis est totalement vrai, je m’y retrouve un peu dedans. Je n’ai passé que 2 ans et demi à Paris pour mes études, mais cela m’a suffit pour être dégoûtée. non seulement les fruits et légumes sont horriblement chers, mais en plus ils ne sont jamais mûrs ! J’ai presque totalement arrêté de consommer des légumes et fruits frais à cause de ça…
      Le « problème », c’est que j’ai moi aussi été habituée à vivre un peu dans la petite maison dans la prairie en pleine campagne, où là les tomates sont bien charnues et goûteuses ! Les melons magnifiquement odorants… Les cagettes de cerises bien gorgées et les pêches, abricots ramenées de chez le producteur par mon père après son travail. C’est bête mais j’ai presque déprimé à Paris rien qu’à cause de ça !!! Alors tu imagines bien que j’étais plus qu’heureuse de finir mes études et d’enfin pouvoir quitter ce monde si différent qu’est « la Capitale » :P.

    • tu ne vie pas dans la petite maison dans la prairie ^^ moi aussi j’adore les tomates mais beau papa en a des quantité monstrueuse tout l’été alors on fait des conserves ca s’est trop bien ^^ et comme tu dis dommage que les « choses des anciens » se perdent..les topinambour j’avoue j’en vois tous les ans et j’ai encore jamais osé goûter car je ne sais pas comment les faire…pas le temps de cuisiner est encore autre chose nous on le trouve (en ce moment les deux en stage on ne rentre pas le midi donc la veille on fait a manger pour le soir ET pour le midi -vive les bentos-) tout est une question d’organisation et de volonté ^^
      kty on aime trouver les petits choses simples puis le potager des autres s’est aussi un moyen pour nous de se retrouver entre amis et rigoler un coup on leur apprend des choses qu’on a nous même appris par un copain botaniste qui lui a toujours fait son jardin bio(s’est lui qui fournissait mes parents y’a 20ans en échange de cours de guitare! le troc encore et toujours ^^) et la débrouille on a beaucoup appris de nos parents (les miens sont musiciens autant dire que manger des patates et des pâtes pendant un certain temps on est pas passé a côté >< mais au moins ca nous bouge pour beaucoup de choses!)
      pour le lait j'aimerai pouvoir aller dans une ferme prendre du bon lait frais mais je n'ai pas trouvé dans le coin de distribution direct autre que les distributeurs de laits qui commencent a apparaître et je trouve ca génial! vivement ceux de légumes ca dépanne bien quand on est en rade et qu'on a mal fait nos courses! ici certaines grandes surfaces commencent a comprendre et a faire des contrat de vente au près des producteurs locaux et ca aussi c'est un énorme progrès!

      • C’est cool si le local commence à prendre un peu ! Ici, le lait non plus n’a pas l’air d’être distribué directement, il faudrait que je regarde mieux. C’est surtout fruits et légumes en fait !

  20. Que dire de plus après tout ses commentaires… Je privilégie le bio local avant tout pour la terre… Bio ne veut pas dire forcément meilleur au niveau du goût mais au moins, il y a moins de m****e à s’en aller dans le sol, l’air, l’eau…
    Bref pas grand chose de plus à dire vu que je suis assez d’accord avec ce qui a été dit. Je pense que tout est une question de prendre conscience de ce qui nous entoure, des autres et ce n’est pas toujours facile pour tout le monde. C’est sans doute aussi une question d’éducation…

  21. J’arrive apres la bataille, je n’ai meme pas vu le documentaire en question (et pour cause, j’habite en Australie, Notre Poison Quotidien n’est pas arrive jusqu’ici !) mais j’avais tout de meme envie de te remercier pour ton analyse posee, scientifique et nuancee. Ce genre de documentaires peut etre tres interessant a condition (et seulement a condition) de garder un poil de sens critique. Ce qui n’est que tres rarement le cas. Merci, donc !

    • Avec plaisir :). Je pense que le documentaire n’est pas visible en Australie sur le site d’ARTE mais cet article est vraiment pour dire aux gens de faire attention à ce qu’on dit, aux déformations auxquelles on peut êter confronté dans ces documentaires.

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