Comment ne pas exploser son budget étudiant

Comment ne pas exploser son budget étudiant

En cette période de pré-rentrée universitaire, j’ai envie de me rappeler de ma vie d’étudiante à Paris car je pense à tous ces étudiants qui doivent se soucier de leur budget…

Gros retour en arrière : j’habitais dans une petite studette que j’avais repeinte de fond en comble car le locataire précédent, fumeur, avait juste délaissé l’appartement (délaisser est un doux euphémisme). Quand j’étais entrée la première fois dans la studette (parce que oui, j’avais eu la chance de ne pas avoir à monter sur Paris juste pour chercher un appart en plein mois d’août), c’était un peu l’horreur. 3 ans dans ce studio, j’ai cru que je ne pourrais pas tenir le coup.

La propriétaire avait proposé de rénover le studio après mon emménagement (en me disant de trouver de quoi me loger pour 3 semaines pendant les travaux) pour ensuite augmenter mon loyer. Comme on dit, et la marmotte met le chocolat dans le papier alu… C’est donc moi et mes petites mains qui nous sommes chargées de décrasser l’appartement au sens littéral et là je vous le dis tout de suite : la lessive Saint Marc, c’est de la bombe pour laver ses murs (je vous dis pas l’état de l’eau quand t’as fini de laver les murs) !

J’avais ramené de la peinture du BHV que j’avais utilisée pour repeindre les murs, le plafond, mais aussi les meubles (vu leur état, autant en profiter…). Je me souviens d’ailleurs la propriétaire qui, en rendant la caution à mes parents (merci papa et maman…), leur dit que l’appartement était beaucoup plus propre qu’avant, le jour et la nuit (ben tu m’étonnes !). La chance que j’avais était que le studio était meublé : une commode, un lit, une table pliable, une mini armoire et le tour est joué (bon vu la place, tu pouvais pas mettre grand chose de plus). Une manière de ne pas avoir à acheter de meubles (si, j’avais acheté une mini bibliothèque en promo au BHV, et j’ai cru que j’allais mourir en la rapportant chez moi). Mais je m’égare du sujet de l’article… D’ailleurs, le journal L’étudiant donne aussi des bonnes astuces pour meubler son appartement pour pas cher (dossier que j’aurais bien aimé lire au moment de mon emménagement… mais bon pas d’internet à l’époque).

Pour ne pas exploser mon budget étudiant après cette rénovation express mais néanmoins coûteuse (mais nécessaire…), je préparais mes repas maison comme j’en parlais dans un article sur la relation entre les étudiants et la nourriture. Le bento s’est bien évidemment rapidement imposé, que ce soit un « vrai » bento ou des boîtes tupperware.

Autre mesure pour ne pas exploser mon budget mensuel, j’avais au départ décidé de ne pas prendre internet chez moi. Je consultais donc mes e-mails après mes cours avec les ordinateurs de l’école quand ils étaient libres. Mais surtout, les professeurs utilisaient beaucoup les e-mails pour nous envoyer des directives, nous dire quand ils n’étaient pas là ou autres choses administratives. J’étais donc un peu souvent la dernière au courant… J’ai donc finalement plié aux appels du net, et j’avais opté pour la box internet+téléphone+télé autour de 30€/mois.

On se dit que le budget internet est assez élevé mais quand on va en Suisse, on voit les tarifs français des box internet d’un autre oeil. Ici, pas de téléphone pour nous ni d’offre de télévision, on a gardé le strict minimum : internet à 50 francs/mois, rien de plus. Ajouter la télé et le téléphone devient tout de suite très cher.

Mais surtout, c’est le coût du téléphone de la box qui m’avait sidérée à mon arrivée en Suisse. En France, le téléphone de la box est gratuit et illimité vers les fixes de plusieurs pays (ça me permettait d’appeler ma famille sans dépenser un sou). En Suisse, que nenni ! Vous payez à la minute et vous n’avez que très rarement des appels gratuits.

Pour trouver des tarifs plus « agréables » pour la téléphonie en Suisse, il faut alors chercher un téléphone fixe sans fil IP pour contourner les offres habituelles des opérateurs suisses. Je ne me suis pas encore lancée dans cette recherche mais c’est plus ou moins la seule manière de ne pas trop dépenser pour appeler en France à partir de la Suisse.

En somme, le budget d’un étudiant peut être un peu allégé grâce aux repas préparés maison, qui permettent aussi de manger sain et bon) mais aussi avec les offres pour internet de la rentrée (et là, ne venez pas en Suisse :P).

8 COMMENTAIRES

  1. Et si je te dis que pour l’internet, l’Australie, c’est pire… le téléphone, c’est cher mais il y a des minutes compris, mais pour l’internet, je paie plus et j’ai même pas l’illimité…

    • Surtout que si tu veux appeler en France depuis l’Australie, c’est obligatoirement plus cher vu la distance ! Mais j’avais eu vent qu’en Nouvelle-Zélande, internet c’est vraiment pas la joie (une post doc de mon labo faisait juste découvrir les mails à sa mère :D). Donc je te crois bien volontiers !

  2. Comme toi, c’était un peu la galère au départ 🙂
    J’étais en province, et j’ai eu la chance de trouver un appart plutôt grand pour pas cher. La proprio n’y a pas perdu non plus, je ne fumais pas et je lui ai rendu au bout de 6 ans top nickel.
    Par contre, je suis plus vieille 😉 et il n’y avait pas encore d’Internet comme aujourd’hui. Il y avait des salles info à la fac mais en petit nombre, et on allait à la BU pour avoir des ordis à toute heure (tout est relatif en province). Je sentais bien que j’allais devenir un peu geek, alors j’avoue que je connaissais les ordis par coeur, et quand j’étais en terminale, on était allé au 1er cybercafé de France à Beaubourg avec mon meilleur ami. On ne savait même pas sur quel site allé tellement il y en avait peu, mais on avait bien rigolé.
    Mais je trouve que les étudiants parisiens de mon université ont franchement plus de moyen que ce qu’on avait « de mon temps ». Je ne compte plus le nombre de mac qu’ils sortent de leur sac pour taper leur cours. Evidemment, ce n’est pas le cas de tous les étudiants, mais j’ai regardé, et dans mes cours, il y a les deux tiers des présents qui ont un ordi portable et un bon tiers qui a un mac. C’est hallucinant.

    • Hallucinant surtout que, j’imagine, ton cours n’est pas informatique ! J’ai vu ce phénomère arrivait dans mon école pendant ma dernière année, amener son ordinateur en cours et tapoter. Pour des cours de chimie, je trouve pas vraiment intéressant d’avoir un ordi… Mais comme toi j’avais noté pas mal de mac. Je te raconte pas dans mon université suisse où j’ai pris un cours de master ! Entre ipads, Mac book air et mac book pro, j’avais l’air conne avec mon stylo (c’était un cours de biologie…). Tout ça pour finalement les voir aller sur facebook pendant le cours, bref passons…

      Juste avant d’aller à Paris, je n’avais pas internet dans ma chambre d’étudiante. On allait sur internet à l’école pour envoyer des mails et voir nos notes sur l’intranet, c’est à peu près tout. De toute façon, on avait pas vraiment le temps pour divaguer sur le net, trop de boulot !

  3. Tout est plus cher en Suisse! (Rires) On s’habitue, moi, c’est le prix de la viande qui m’avait épouvanté.

    Pourtant dans la région Lausannoise pour le téléphone, Internet et câble, on avait un forfait à 70 CHF/mois. Avec le fixe, les appels à l’international (Canada dans mon cas) étaient à 5 centimes la minute, je trouve ce tarif raisonnable, sinon il y a toujours les cartes d’appel.

    Il faut dire qu’au Québec pour un appel de 10 minutes, considéré comme une longue distance, entre ma ville natal et Québec, ça m’avait coûté 10 $! Après pour appeler ma famille (dans le même pays et la même province), j’utilisais les cartes d’appel et les services à 10 chiffres pour payer 5 cents la minutes. Alors 5 centimes à l’international, ce n’est rien selon moi.

    Bonne journée!

    • Tu as tout à fait raison, tout est plus cher en Suisse (quoique sauf le matériel électronique comme les appareils photo ;)). La viande, c’est vraiment compliqué et acheter sa viande dans les supermarchés devient très vite cher…
      Pour avoir le forfait dont tu parles, il faut vraiment être dans la région lausannoise, quelques communes seulement sont concernées et cette offre existe grâce à la ville de Lausanne, c’est vraiment différent de tout le reste de la Suisse (malheureusement).

  4. L’article et les commentaires sont intéressants. Même je ne suis pas vraiment d’accord avec les commentaires sur les PC portable en cours.
    Je faisais partie des premières à en avoir un … dont un Mac.
    Explications de l’intérêt pour celles qui restent dubitatives.

    D’abord, je n’aime pas trop me justifier pour mes choix de marque mais il y a 2 raisons plutôt simples et hors mode au choix du Mac me concernant
    – il y a toujours eu des Mac à la maison depuis ma naissance (années 90) parce qu’un membre de la famille travaillait pour Apple. J’ai l’habitude de travailler dessus, c’est simple d’utilisation quand on est pas spécialement doué en informatique, et ça plante peu (sauf quand on utilise des applications Windows comme Word ou Powerpoint pour des raisons de compatibilité lors des projets de groupes). Et si j’ai vraiment un soucis, j’ai au moins 2 personnes de ma famille qui s’y connaissent très bien en Mac pour m’aider
    – il y a des réductions étudiantes à chaque rentrée, plus ou moins intéressantes selon l’université à laquelle on est rattaché (au moins 10%)

    À la maison, j’ai un fixe (moins cher à performance égale, avec un écran large très pratique). En cours, j’emmène un vieil ordi portable mac (datant d’environ 2001 … le prix a été largement rentabilisé et il n’est pas intéressant à voler). Je ne vais absolument pas sur internet avec. Je ne branche même pas le wifi. Les logiciels dessus sont réduits au strict minimum. Le fond est gris. Tout est configuré pour économiser un maximum la batterie et me permettre de tenir 3h30-4h quand je ne peux pas le brancher, ce qui est souvent le cas.

    Le choix d’emmener un portable (alors qu’il est relativement lourd), c’est fait parce que je tape largement plus vite que je n’écrit (j’ai appris très jeune).
    Ca me permet de mieux prendre en note des cours trop rapides (« je passe rapidement, vous reverrez ça dans le powerpoint et dans le polycopié après le cours »), et de les compléter facilement et proprement si j’ai besoin après. C’est aussi une économie de papier et de place dans une petite chambre où les classeurs de cours s’entassent rapidement (un cours manuscrit de 6 pages contre 2 en imprimé). Et quand une amie à besoin de mon cours, je n’ai pas besoin de m’en séparer.
    Rajoutons à ça, la possibilité de faire des copier-coller quand je veux compléter une fiche faite maison ou de faire rapidement une fiche à partir d’un cours trop dense.
    C’est enfin la possibilité de sauvegarder rapidement et à plusieurs endroits. J’ai vu trop de fois des amies maudire la bouteille d’eau (ou mieux de gel antibactérien) qui s’est déversée sur leurs précieuses fiches.

    Bien sûr que ça n’a pas que des avantages (pour les formules de chimie ou des schémas, vous repasserez … idem pour les soucis de batteries). Mais je pense que c’est un outil intéressant qu’on aurait tort de dénigrer sous prétexte que certains en font un objet de mode, comme leur smartphone ou leurs lunettes de vue.
    Ca reste cher, mais ce n’est pas forcément le stigmate d’un train de vie très aisé (chacun choisit la répartition de ses dépenses). C’est un investissement à long terme quand on est soigneux de ses affaires : comme un appareil photo de bonne facture =)

    • Je suis tout à fait d’accord sur ton point concernant le fait de prendre des notes avec un ordinateur portable. Ce que je disais était sorti de ma propre expérience dans une école de chimie où les schémas et dessins font partie intégrante de nos cours, et c’est là, comme tu le soulignes, que l’intérêt de l’ordinateur portable diminue fortement (amener un ordinateur portable en cours d’informatique ou pour préparer une présentation me paraît tout à fait logique).

      Pour la bataille mac vs pc, je ne reviens pas là-dessous car je trouve que pour l’utilisation la plus répandue de bureautique, tous les deux conviennent. Mais malgré les rabais étudiants dont tu parles, un mini netbook restera à mon avis beaucoup plus abordable qu’un mac pour l’étudiant lambda qui souhaite prendre des notes, surfer sur internet,… Mais c’est un autre débat ;).Bref, acheter un mac book à 1000€ ou utiliser cet argent pour un mini netbook à 300€ et garder le reste pour manger, ayant été étudiante, j’aurais vite fait le choix !

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